Portée par Françoise Boillat, cette mise en scène intime de l’Antigone de Sophocle réinvente la tragédie par une théâtralité épurée et élémentaire. L’actrice affronte l’autorité et l’allégeance au pied de sept arbres remarquables, dont la présence silencieuse encadre les tensions entre loi, nature et liberté personnelle. La proposition privilégie gestes tranchés, physicalité rapprochée et intensité vocale brute, laissant héritage et dissidence résonner dans le vent et les ombres. Le public est invité à une rencontre méditative et tactile avec le mythe.