Centrée sur les souvenirs corporels de Sami Bernath, la pièce mêle chants populaires suisses, gestes rythmiques et la pratique traditionnelle du Löffelä qui transforme des cuillères en bois en instruments de percussion. Par la répétition, la déformation et la saturation rythmique, les motifs familiers deviennent perméables, faisant affleurer des mémoires refoulées « en dessous des montagnes ». La mise en scène est intime et rituelle, alternant fragments vocaux fragiles et textures percussives pour sonder mémoire et héritage collectif.
