Dirigé par Zofia Kiniorska, l’Orchestre de la Suisse romande déploie un paysage sonore chatoyant à travers quatre œuvres du XXᵉ siècle issues des répertoires russe, français et suisse. La Symphonie Classique de Prokofiev bouscule les codes du XVIIIᵉ siècle avec malice et une énergie incisive. Le Concerto pour sept instruments à vent de Frank Martin propose une polyphonie limpide où les pupitres dialoguent avec finesse. L’écriture de Ravel se fait plus sensuelle dans Le Tombeau de Couperin, avant l’éclat virtuose de Tzigane qui referme le programme dans un tourbillon d’énergie brute.
