À ne pas manquer : Événements qui durent moins de deux semaines
Asuna Arashi assemble plus d’une centaine de claviers, synthés et objets sonores pour créer un paysage sonore monumental. Entre drones profonds, textures évolutives et résonances métalliques soudaines, le musicien sculpte des couches immersives qui estompent la frontière entre instrument et environnement. La pièce se déploie comme un rituel d’écoute, alternant tension et éclats lumineux, et invite à une attention aux micro-détails sonores. Présenté dans le cadre de Festival Antigel, le projet redéfinit le concert électronique comme un voyage intérieur collectif.
Théophile Alexandre dialogue voix et mouvement dans un baroque épuré, vibrant et résolument contemporain. Chanteur et danseur, il livre une création puissante et singulière portée par le piano de Guillaume Vincent et la chorégraphie de Jean-Claude Gallotta. Vingt et une pièces ciselées se déploient comme les 21 grammes de l’âme : la musique devient chair, le geste se fait mélodie. Entre chefs-d’œuvre connus et trésors oubliés, le spectacle propose un voyage sensible et intime à travers les émotions.
Cette conférence examine les conflits religieux à Genève au XIXe siècle, en insistant sur le Kulturkampf et les tensions entre radicaux, protestants et Église catholique romaine. Elle analyse le biais des sources — les procès-verbaux du Grand Conseil privilégient la parole des adversaires — et s’interroge sur le relatif silence des catholiques, sur leurs modes de défense et sur les enjeux idéologiques et pratiques, notamment le sort de Notre-Dame. La séance étudie aussi comment le conflit a été résolu, quelles concessions ont été faites et quelles traces perdurent dans la gestion contemporaine de la pluralité religieuse à Genève.
Adaptée et interprétée par Felipe Castro, cette mise en scène solo interroge l’absurdité de la guerre, le nationalisme meurtrier et la misère brute au coeur de l’écriture de Céline. L’accompagnement de José Lillo soutient un jeu à la langue charnelle et musclée tandis que la scénographie de Natacha Jaquerod, les lumières de Rinaldo Del Boca et le son de Jean Faravel sculptent des atmosphères sèches et oppressantes. Le spectacle mêle images cruelles et instants d’humanité, révélant la vocation de médecin de l’auteur.
Véronique Déthiollaz et Guy Schibler proposent un dialogue entre dessin et photographie qui affronte la mortalité à travers le rire, le désir et la fête. Les dessins de Déthiollaz, souvent au crayon graphite, parfois au pastel ou à l’encre, misent sur une figuration ironique et grotesque — squelettes moqueurs, faucheuses humiliées — tandis que les séries photographiques de Schibler explorent les sculptures funéraires et les paysages de cimetières, révélant une sensualité provocante. L’ensemble interroge comment l’humour, l’érotisme et la fête refusent l’oubli et réaffirment la vie.
Midlake signe un retour qui équilibre folk solaire et rock contemplatif. Le groupe texan mêle guitares amples, claviers vintage et harmonies vocales riches pour composer un paysage sonore cinématographique où les mélodies évoquent The Beach Boys et le folk des années 60‑70. Leur nouvel album A Bridge Too Far structure le programme, porté par des arrangements chaleureux et des textures superposées. Signé chez Bella Union et rare en Europe, Midlake propose une expérience musicale immersive, nostalgique et moderne.
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Événements qui s’étendent sur une période prolongée
L’exposition explore le réalisme, le drame et l’intensité émotionnelle des artistes hollandais du XVIIe siècle influencés par Caravage. Les œuvres de Gerrit van Honthorst et Judith Leyster illustrent l’usage audacieux de la lumière et des ombres pour capturer la vie quotidienne avec une intensité théâtrale. Leurs contributions ont profondément marqué l’art de l’époque, ouvrant la voie à de nouvelles expressions de la condition humaine.
Vernissage lors du Vernissage commun de l’Art en Vieille Ville, jeudi 6 novembre, de 16:00 à 21:00.
Des projets de cinq finalistes de la HEAD – Genève sont présentés aux côtés de l’œuvre de Mohamad Khamis dans une exposition d’installations qui interroge le partage et l’engagement. Les pièces mobilisent des démarches spatiales et conceptuelles pour explorer les pratiques collectives, les échanges interpersonnels et les formes d’engagement. La manifestation met en lumière des voix émergentes et l’installation comme outil d’enquête matérielle et de réflexion éthique, invitant à une observation attentive des rapports sociaux mis en scène.
Le Festival Antigel transforme Genève en un terrain d’exploration culturelle chaque hiver, un laboratoire de trois semaines où l’innovation prime. La programmation mêle artistes renommé·e·s et émergent·e·s dans la musique, le spectacle vivant et les arts visuels, révélant des lieux inattendus et croisant les disciplines. Le festival met l’accent sur la diversité et l’engagement social, réunissant des publics variés par des programmations engagées. Lumières, son et scénographie façonnent souvent des atmosphères intimes et cinématographiques, tandis que les projets collaboratifs favorisent la découverte et l’énergie collective.
L’exposition Tender Buttons au Musée Ariana propose une approche transdisciplinaire autour des boutons, explorant leur valeur identitaire et historique. Plus de trois cents boutons en céramique et verre dialoguent avec des œuvres du musée, illustrant leur rôle dans l’expérimentation formelle et socio-culturelle. L’architecture de l’exposition évoque les passages commerciaux du 19e siècle, une période clé pour l’industrialisation des boutons. L’exposition, organisée par la conservatrice Claire FitzGerald, bénéficie du soutien du Musée suisse de la Mode et présente des pièces inédites de plusieurs collections prestigieuses.
Ghislaine Heger présente une série photographique de portraits mettant en lumière 101 femmes de Suisse romande et leurs expériences des cheveux gris. Associant images et témoignages, le projet interroge les attentes sociales, le regard genré et les moments intimes liés à ce changement visible.
L’exposition suscite des questions d’identité, de dignité et de résilience, proposant des récits nuancés et empreints de douceur qui montrent comment les histoires personnelles croisent les attitudes culturelles face au vieillissement.
Valse Velue réunit Jessy Razafimandimby et Cathy Josefowitz dans un dialogue intergénérationnel qui oppose une pratique performative à un ensemble d’œuvres issues de l’atelier. La présentation associe actions en temps réel et œuvres construites, complétée par des pièces vitrées de Tito Honegger et Nicolas Ponce. À travers le mouvement, l’improvisation et une attention matérielle, l’exposition interroge la présence, la mémoire et les survivances des gestes artistiques. Le regard curatoriel met en avant l’échange, la contingence et la manière dont le passage du temps transforme les œuvres.
Vernissage jeudi 22 janvier 2026, dès 18:00.
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