Le premier long métrage d’Uli M. Schueppel (1987) plonge dans une nocturne apocalyptique de désespoir, de mysticisme et dans une esthétique brute de l’underground berlinois des années 1980. Tourné dans des images expressionnistes et fragmentées, le film suit des vies en marge, entre réalisme documentaire et surréalisme poétique. La bande originale d’Alexander Hacke, faite d’ombres industrielles et de mélodies obsédantes, amplifie l’atmosphère hypnotique et la tension émotionnelle.
