Spectacle d’improvisation spirite qui se déploie comme une confession interdite. Dans une pièce nue éclairée d’une lumière blafarde, un ancien directeur d’asile fait face à la caméra et parle d’une voix à la fois calme et troublante. Mémoire, culpabilité et hallucination s’entrelacent tandis que des fragments d’une histoire institutionnelle — dossiers effacés, patients abandonnés — refont surface et délitent la cohérence du récit. Une scénographie épurée et un éclairage cinglant installent une intimité claustrophobe, plongeant dans un malaise lent et persistant.
