Jean Bapteur est documenté de 1423 à 1458–1459 comme peintre établi à Genève, où il tient une place majeure dans le réseau local tout en travaillant pour la cour des ducs de Savoie, entre Chambéry et les résidences lémaniques de Thonon et de Ripaille. Redécouverte à la fin du XIXe siècle et reconstituée au cours du XXe siècle, sa production ne se limite pas à l’enluminure de manuscrits prestigieux — l’Apocalypse de l’Escorial, les Heures de Saluces — ni au singulier tableau de la Crucifixion de Turin. Elle passe aussi par d’autres techniques, du textile au cuir, et par la supervision de grands chantiers de peinture murale. L’ouvrage d’Alix Buisseret reconstruit le parcours du peintre et le replace dans la production genevoise et savoyarde de son temps. Il constitue le huitième volume de la collection des Ressuscités de l’histoire de l’art, issue du programme genevois Peindre en France à la Renaissance.
