Adaptée et interprétée par Felipe Castro, cette mise en scène solo interroge l’absurdité de la guerre, le nationalisme meurtrier et la misère brute au coeur de l’écriture de Céline. L’accompagnement de José Lillo soutient un jeu à la langue charnelle et musclée tandis que la scénographie de Natacha Jaquerod, les lumières de Rinaldo Del Boca et le son de Jean Faravel sculptent des atmosphères sèches et oppressantes. Le spectacle mêle images cruelles et instants d’humanité, révélant la vocation de médecin de l’auteur.