Genève a donné au monde la Croix-Rouge et les Nations Unies — mais aussi, fait moins connu, la bande dessinée moderne. C’est une part de l’identité de la ville souvent négligée, mais de l’enseignant du XIXe siècle qui croquait des histoires en images au bord du lac jusqu’au nouveau musée de la bande dessinée dont le projet est en cours, la relation de Genève avec le neuvième art est plus profonde et plus vivante que la plupart des gens ne le réalisent.
À quoi pensez-vous quand vous entendez le mot anglais « cartoon» ? Une émission du samedi matin pour enfants, un album illustré, un personnage Disney ?
Pourtant, le « cartoon » n’est pas un genre réservé aux enfants — c’est un langage. Fondamentalement, la bande dessinée est un art : des images conçues pour transformer quelque chose de complexe en quelque chose d’accessible. Joueur ou impitoyable, tendre ou acéré, un dessin peut prendre la forme d’une bande dessinée, d’un croquis politique, d’une caricature, ou d’une histoire animée racontée image par image. Des formats différents, un même pouvoir.